Par Tamara · 5 min de lecture
Depuis les deux dernières semaines, j’ai animé deux formations en Human Design en personne — une formation de base et Coacher avec le HD. Et comme toujours, ce qui se passe en présentiel me ramène à quelque chose d’essentiel que j’ai envie de partager avec toi.
Ce dont je me rends compte, c’est que ce qui bloque les gens dans leur pratique du Human Design, c’est rarement — voire presque jamais — le manque de connaissances ou d’informations. C’est presque toujours un manque de confiance en soi.
Le manque de confiance, pas le manque d’infos
Quand on découvre le Human Design, on apprend qu’on a une autorité (intuition). Que notre corps sait. Que les réponses sont en nous.
Et là, souvent, il y a quand même la question : ok, mais là je fais quoi?
Les gens — moi y compris — veulent se faire donner des directions, parce qu’on a peur de se tromper. Quand on se sent perdu·e, la plupart d’entre nous ne se tourne pas vers l’intérieur. On regarde à gauche, à droite. On demande à quelqu’un. On cherche la validation. On attend que quelqu’un d’autre nous dise quoi faire.
Ce n’est pas un manque de volonté. Ce n’est pas qu’on n’a pas compris le concept. C’est qu’on a passé des années — souvent toute notre enfance — à demander la permission.
Est-ce que je peux manger encore un peu? Est-ce que je peux me coucher plus tard? Est-ce que je dois aller au Cégep?
On a appris que les réponses venaient de l’extérieur. Qu’on n’était pas la bonne source. Qu’on avait besoin d’être guidé·e, encadré·e, corrigé·e. Alors quand on te dit « reviens à toi » — le réflexe n’est tout simplement pas là. Pas encore.
Une couche encore plus profonde que le manque de confiance
Beaucoup d’entre nous n’ont pas juste appris à chercher les réponses à l’extérieur. On a appris — à force de ressentir de la honte — qu’on ne pouvait pas se faire confiance.
Tu te souviens de ces moments? Quand tu faisais quelque chose qui semblait logique pour toi, naturel, juste — et qu’on te retournait un regard qui disait : t’aurais dû savoir que c’était une mauvaise idée.
« Je te l’avais dit. » « C’est pour ça que je te dis de m’écouter. »
Ce n’était pas pour mal faire. Mais ça a laissé une trace. La trace qui dit : ton jugement n’est pas fiable. Ta perception n’est pas fiable. Toi, tu n’es pas fiable.
Et cette trace-là — elle ne disparaît pas parce qu’on a lu un livre sur le Human Design ou qu’on a découvert son type d’énergie .
Ce que le Human Design peut faire face au manque de confiance
Le Human Design, c’est un outil extraordinaire. Il nomme qui tu es avec une précision qui peut faire pleurer. Mais un outil, même parfait, ne remplace pas le temps qu’il faut pour réapprendre à se faire confiance.
C’est comme si on te donnait une belle boussole après des années à te dire que ton sens de l’orientation était mauvais. La boussole est vraie. Elle pointe au nord. Mais ton premier réflexe va quand même être de vérifier avec quelqu’un d’autre si elle a raison.
C’est normal. C’est humain. Et ça se défait doucement, avec de la patience et de la répétition.
Si tu veux commencer à explorer ton design, tu peux générer gratuitement ta carte Human Design — c’est un bon premier pas concret.
Et si tu veux aller plus loin avec moi, j’ai justement créé Alignée à ton Human Design pour t’accompagner pas à pas dans cette compréhension.
Revenir à soi malgré le manque de confiance : une compétence, pas une révélation
Revenir à soi, c’est une compétence. Comme toute compétence, ça se développe — une petite décision à la fois, un petit « qu’est-ce que MOI j’en pense? » à la fois.
Le manque de confiance en soi ne se règle pas avec plus d’informations. Il se défait dans le corps, dans le quotidien, dans les petits moments où tu choisis de t’écouter — même si tu as peur de te tromper.
C’est exactement ce qu’on travaille dans mon accompagnement mensuel : pas juste comprendre ton design, mais apprendre à lui faire confiance dans ta vraie vie.
Deux questions pour commencer à travailler ton manque de confiance
Pas de devoir. Pas de bonne réponse. Juste une invitation à remarquer.
Question 1 : Dans quelle situation de ta vie tu demandes encore la permission — à quelqu’un d’autre, aux attentes des autres, à la peur du jugement — alors qu’une partie de toi sait déjà ce qu’elle veut?
Question 2 : Pense à un moment récent où tu as fait confiance à ton ressenti… et où tu avais raison. C’était quoi, cette sensation dans ton corps juste avant de décider? Pourrais-tu la reconnaître à nouveau?
Je pense à toi.
Tamara 🌿
